Ces aliments qui nous réconfortent …

Ils nous rassurent et semblent nous combler. On se réfugie vers eux et nous font tant de bien qu'on craint parfois la dépendance.

« céder à la tentation », « se laisser aller », « compenser »

Autant de termes qu’on emploi et qui font naître chez la plupart des personnes une certaine culpabilité. Alors comment faire ? Comment réagir ? Et si on commençait par expliquer pour mieux comprendre, mieux se comprendre..


Pourquoi certains aliments nous rassurent ?

On parle souvent de leur teneur en sucre et en gras, et de l’effet « bonheur » qu’ils procurent pour leur capacité à provoquer notamment la sécrétion d’endorphines. Mais est-ce aussi simple ?

Au delà des considérations de composition, c’est notamment une sensation  qui est en jeu : la palatabilité. Pâtes à tartiner, fromages fondants, yaourts épais, crèmes desserts, charcuteries … qu’on les préfère salés ou sucrés, les aliments qui nous tentent quand on a besoin de réconfort, produisent souvent la même sensation : ils nous « caressent ». 

Ce ressenti n’est pas anodin. Il remonte à la prime enfance. Lorsque le nouveau né dérangé par la faim sensation somme toute légèrement désagréable, va lors de la première tétée retrouver le contact chaleureux de sa mère. Qui a déjà bu du lait, connait très bien cette douceur un brin sucrée qui voile légèrement le palais. Et c’est cette sensation que nous assimilons à ce réconfort.

A cela vient s’ajouter un morceau de notre histoire personnelle. Les petites recettes que grand mère nous concoctait quand nous étions malades, les douceurs qu’on nous glissait discrètement quand nous n’étions pas très bien, ces mets subtils bien que parfois modestes qui venaient orner tous les repas de retrouvailles et de fêtes … tout ce qui fait que nous sommes ceux que nous sommes : des mangeurs  émotionnels.

Pour aller plus loin sur la valeur émotionnelle des aliments, deux livres : « Nourriture d’enfance – Souvenirs aigre-doux » (collection Autrement). Et « Une Gourmandise » de Muriel Barbey.

comment reagir ?

Faut il systématiquement résister à ces envies de craquer. Faire en sorte que la culpabilité soit la plus forte, au point de nous interdire ces petits plaisirs du quotidien ? Et si écouter ses envies était la bonne solution ?

 

POURQUOI ?

Parce qu’admettre que les choses nous touchent parfois plus profondément qu’on le pensait c’est reconnaître certaines de nos émotions, et être ainsi mieux à même de les gérer avant qu’elles ne nous submergent.

Parce qu’accepter que l’alimentation soit un facteur essentiel à notre bien-être, permet alors d’en faire un remarquable outil de réconfort voire un excellent renforçateur pour gérer nos contraintes.

Parce que la culpabilité ne fait que renforcer les émotions négatives alors qu’à contrario la bienveillance, y compris à l’égard de soi même,  est a elle seule profondément réparatrice et nourricière.

Alors comment faire ?

Tout d’abord : On anticipe. Dans le choix de ces aliments « bien être » comme les moments ou ils peuvent nous être nécessaires.

Ainsi on choisit de vrais aliments comme un bon chocolat (celui qui mentionne le cacao et non le sucre en premier ingrédient sur la table de composition), ou quand on est plus porté sur le salé, un vrai fromage plutôt qu’un fromage fondu… Bref, des aliments le moins transformés possible, avec une vraie densité nutritionnelle qui rassasient et ne créent pas de « manque ».

Ensuite quand on sait qu’une journée difficile nous attend, ou que quelque chose (quelqu’un ?) risque de nous plomber le moral on utilise ces aliments de gratification comme renforçateur. « Quand j’aurais fini cette journée, je m’offrirai… ». Ou encore « à la fin de cette semaine je me ferai un repas avec … ».

Mon petit truc  de « dièt » ?  Que je donne a tous y compris les personnes suivant un rééquilibrage alimentaire destiné à l’amincissement. Le petit plateau du soir…

On consomme son dîner habituel sans toutefois prendre de dessert. Et, quand la soirée est terminée, que tout est calme autour de soi, on s’autorise un petit plateau fait d’une boisson chaude adoucie à la vanille ou à la fleur d’oranger, de deux ou trois carrés de vrai chocolat et de quelques amandes. Une bouillotte tiède sur l’abdomen, une couverture, un bon livre ou un film. On se détend on savoure doucement le moment et ce qu’on a décidé de s’offrir.

Bien entendu la liste n’est pas exhaustive. Pour certains ce sera en place de dessert, un morceau d’un excellent fromage choisi avec soin et dont on savourera doucement chaque bouchée, histoire de se dire qu’au final …on est bien là, non ?

admin9829